Jeunesses

Max – Sarah Cohen-Scali

max

Edition : Gallimard (Scripto)

Nombre de pages : 473

Genre : jeunesse, historique

Résumé :

« 19 avril 1936. Bientôt minuit. Je vais naître dans une minute exactement. Je vais voir le jour le 20 avril. Date anniversaire de notre führer. Je serai ainsi béni des dieux germaniques et l’on verra en moi le premier-né de la race suprême. La race aryenne. Celle qui désormais régnera en maître sur le monde. Je suis l’enfant du futur. Conçu sans amour. Sans dieu. Sans loi. Sans rien d’autre que la force et la rage. Je mordrai au lieu de téter. Je hurlerai au lieu de gazouiller. Je haïrai au lieu d’aimer. Heil Hitler ! ». Max est le prototype parfait du programme « Lebensborn » initié par Himmler. Des femmes sélectionnées par les nazis mettent au monde de purs représentants de la race aryenne, Jeunesse idéale destinée à régénérer l’Allemagne puis l’Europe occupée par le Reich.

Mon avis :

Ce livre me faisait de l’œil dès sa sortie, et bien heureusement pour moi, je l’ai trouvé assez rapidement dans ma médiathèque. Le résumé me tentait énormément car j’adore cette période de l’histoire. J’ai appris beaucoup de choses dans ce livre, notamment sur la jeunesse hitlérienne et mon seul regret c’est de ne pas l’avoir acheté ! Maintenant, si je le trouve en occasion je n’hésiterai pas du tout et je l’achèterai pour dire de pouvoir le relire tellement cette histoire m’a touchée. Ça a été un gros coup de cœur.

Pour l’histoire, nous sommes le 19 avril 1936, le soir où Max naît. Un bébé né pour la jeunesse hitlérienne à l’idéal d’Hitler, enfanté par une mère porteuse et un père de l’armée germanique. Max ne connaîtra jamais ses parents sauf sa mère tout petit mais il ne s’en rappellera pas, son seul père : le Führer. C’est le prototype du programme « Lebensborn » qui fait naître des enfants à l’image de l’Allemagne, des enfants aryens. Max sera formaté au programme mais quelque chose ou quelqu’un le fera reconsidéré son régime idéal et son Allemagne parfaite…

L’auteure a réussi, avec ce livre, à me faire ressentir tout un tas d’émotions. Je suis passée par la colère, la haine, le dégoût, la tristesse et j’en passe. J’ai découvert tellement de choses que l’on apprend pas pendant les cours d’histoire à l’école que j’en ai été totalement chamboulée. J’en avais entendu parler bien sûr, mais je ne pensais pas que le phénomène avait réellement pris une telle ampleur. On peut dire que le style de l’auteure a été réellement percutant puisque Sarah Cohen-Scali nous met dans la tête de Max. Toute l’histoire est raconté de son point de vue et ce dès le départ, c’est-à-dire dès sa naissance. On peut dire que ça change de ce que je lis d’habitude surtout pour un sujet pareil. On sait exactement ce qu’il pense, ce qu’il ressent par rapport au régime nazi et sur Hitler et ce dès sa naissance et je peux vous dire que ça donne la chair de poule rien que d’y penser. J’ai trouvé le style de l’auteure vraiment percutant et choc. On peut dire qu’elle arrive à marquer les esprits !

Max… un personnage comment dire… vraiment spécial. Dès les premières pages ce petit bonhomme m’avait déjà choquée. Il ne mâche pas ses mots et pourtant il n’était encore que dans le ventre de sa mère. D’un côté c’est un personnage que l’on déteste et à la fois que l’on aime. Au départ, on ne peut pas vraiment l’apprécier vu ce qu’il raconte et surtout vu ce qu’il pense mais d’un autre côté après avoir mis ma première opinion de côté, on peut se dire : que peut-il penser d’autre ? Après tout, c’est un enfant formaté, produit même, pour un idéal. Il n’existe que pour cela. Ce n’est pas un enfant conçu de l’amour de deux êtres, il ne peut pas comprendre et se dire que ce qu’il pense est mal puisqu’il ne connaît que cela. Mais comme tout personnage, Max grandit et il évolue. Il ne restera pas toujours en école aryenne avec les autres enfants parce qu’il est le prototype parfait de la race aryenne. Il parcourra différents pays avec les militaires allemands et autres personnels et il découvrira différentes choses qui remettront, petit à petit, en cause son opinion des juifs et autres « races inférieures » surtout lorsqu’on le fait participer. Ce qui le fera réagir ? Le personnage de Lukas qui représente pour lui tout ce qu’il devrait avoir en horreur : le juif par excellence et pourtant… Je ne m’attarderai pas sur ce personnage pour ne pas spoiler l’histoire. On ne peut pas détester cet enfant qui n’a pas demandé à être comme cela mais qui est le produit d’un formatage de toute une enfance.

En bref, Max est un livre qui fait réagir sur une période de l’histoire que personne ne devrait oublier. C’est un livre très documenté et dont les trois quarts des événements sont réels. Chaque personne devrait le lire à mon sens. Par contre ! Ce livre est censé être destiné à un public « jeunesse », ce que je ne comprends pas. En effet, ce livre est réellement « choquant » et un public trop jeune ne pourrait pas comprendre le sens de ce que l’auteure a voulu montrer et au contraire le prendre au pied de la lettre… Pour revenir à moi, ce livre a été un véritable coup de cœur et je le conseille plus que fortement (mais pour me répéter : pas aux trop jeunes !)

Coup de ♥

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Jeunesses

Le faire ou mourir – Claire-Lise Marguier

Le faire ou mourir

 

Édition : Rouergue (doado)

Nombre de pages : 103

Genre : jeunesse

Résumé :

Vus de l’extérieur, ils faisaient plutôt peur, ceux de la bande de Samy, avec leurs coupes de cheveux étranges, leurs vêtements noirs, leurs piercings… Mais le jour où les skateurs s’en sont pris au nouveau du collège, Dam, avec son physique de frite molle, c’est Samy qui s’est interposé et lui a sauvé la mise. Et c’est comme ça qu’ils se sont rencontrés, et que l’histoire a commencé. Samy a essuyé le sang qui coulait de la tempe de Dam, avec sa manche noire. C’était la première fois que quelqu’un le touchait avec autant de douceur…

Mon avis :

Depuis le temps que je voulais le lire celui-ci, j’étais bien contente de le trouver à la médiathèque ! Je peux déjà dire que ça a été un coup de cœur, c’est un petit livre certes, mais vraiment extra (vu sa taille, je pense que ma chronique ne sera pas longue malheureusement).

Pour l’histoire, on retrouve Damien qui est un garçon méprisé par les garçons de sa classe et ses parents l’ignorent. En changeant de collège, il se retrouve de nouveau persécuté mais est sauvé par un groupe de gothique dont le chef est Samy. Très vite, Damien devient Dam et est très vite inclus dans cette petite troupe d’amis. Damien devient désormais gothique et devient compris par ses amis. Tandis que Dam est très peureux, Samy est bien dans sa tête, et n’a pas peur de dire que Dam lui plaît. Les deux garçons finissent ensemble mais le problème est le père de Dam… et le jour de l’anniversaire de Dam, ils se retrouvent chez lui. Et c’est là que tout commence…

Tout d’abord, ce que j’ai adoré en ouvrant le livre, c’est la citation avec les paroles d’une chanson d’Indochine. Moi, en grande fan, j’étais déjà trop contente rien qu’en l’ouvrant ! J’ai adoré l’écriture, le livre est écrit à la première personne et on se met facilement à la place du personnage. L’auteure nous présente des faits que l’on peut retrouver facilement dans un collège ou chez des parents. Notamment les préjugés sur les personnes différentes, le harcèlement que peut subir un adolescent. De plus, l’amour présenté dans ce livre est un amour homosexuel qui va au-delà de tout. Et donc, certaines personnes devraient lire ce livre pour se remettre en question et revoir certains de leur préjugés.

Concernant les personnages, on ne peut qu’aimer Damien qui a peur de s’affirmer et qui par conséquent se tait plutôt qu’affronter. Il préfère faire profil bas et se laisser faire, voire tabasser, plutôt que dire ce qu’il pense. Et Samy (Samuel) est là pour défendre et pour l’aimer tel qu’il est. Tous les amis de Dam et de Samy sont très particuliers et on les aime tous, bien qu’ils soient bien moins présents. Ils acceptent Dam tel qu’il est. J’ai détesté les parents et la sœur de Damien. Ses parents parce que son père est juste monstrueux, un homme qui rabaisse à longueur de temps son fils. En l’insultant, et en l’ignorant sublimement, on a envie de lui hurler dessus ou de lui mettre une bonne baffe, et sa mère parce qu’au contraire elle ne dit rien comme si son fils était transparent. Elle… on aurait plutôt envie de la secouer. Et sa sœur parce qu’elle se prend pour le nombril du monde, il ne faut voir qu’elle et se moque ouvertement de son frère, elle ne le défend pas, réaction que je ne comprends pas étant moi-même une sœur aînée, mon frère ou ma sœur se ferait taper je ne laisserai certainement pas faire. Bref, une bonne baffe pour cette fille tellement suffisante.

Pour conclure, un superbe petit livre qui, malgré le peu de pages, nous dépeint une société dans laquelle on vit malheureusement. Je vous conseille fortement de le lire parce qu’il est vraiment émouvant et a réussi à m’arracher quelques larmes. Un gros coup de cœur pour ce livre que je ne peux que vous conseiller.

Coup de ♥

Jeunesses

Hate list – Jennifer Brown

Hate list

 

Édition : Albin Michel (Wiz)

Nombre de pages : 389

Genre : drame, jeunesse

Résumé : 

« C’est moi qui ai eu l’idée de la liste. Je n’ai jamais voulu que quelqu’un meure. Est-ce qu’un jour on me pardonnera ? »

C’est ce que pense Valérie, effondrée après un drame inexplicable survenu au lycée. Son petit ami, Nick, a ouvert le feu dans la cafétéria, visant un à un tous les élèves de la liste. Cette fameuse liste qu’ils écrite pour s’amuser et où figurent ceux qui étaient odieux, lâches, méprisants dans l’établissement. Maintenant, ils sont blessés ou morts. Et Nick s’est suicidé, emportant son secret pour toujours. Mais Valérie elle, est toujours là, enfermée dans une bulle de questions sans réponses. Jusqu’au matin, où elle se lève et quitte sa chambre pour retourner au lycée…

Mon avis :

Enfin, j’ai pu lire ce livre ! Il est dans ma wish-list depuis sa sortie, mais j’attendais des avis pour enfin me décider… Et voilà que je le trouve à la médiathèque ! Économie quand tu nous tiens… Globalement, ce livre a été pour moi une déception. J’en attendais beaucoup et du coup inconsciemment j’avais mis la barre très haute. Je pense que je n’aurais pas dû, parce que du coup il a été bien moins bon par rapport à ce que j’en attendais. Ça n’a pas été une mauvaise lecture, loin de là, une très bonne lecture même, mais comme je le disais, en-dessous de mes attentes.

Pour l’histoire, on retrouve Valérie, une adolescente qui cinq mois plus tôt sortait encore avec Nick…. responsable de la fusillade qui s’est déroulée dans son lycée et qui a fait de nombreuses victimes avant de se donner lui-même la mort. Les fusillés étaient des élèves marqués sur la liste de la haine de Valérie et Nick , qui n’était autre qu’une liste avec toutes les personnes ou les choses qui les énervaient. Mais Valérie ne comprend pas pourquoi Nick a agit comme cela, et malheureusement, elle doit reprendre sa vie et retourner au lycée avec une foule de questions sans aucune réponse, et surtout une question : est-elle responsable de ce massacre ?

Je découvre Jennifer Brown avec ce livre. L’écriture de cette auteure était fluide, pleine d’émotions. Elle a mélangé des faits passés avec ceux se déroulant dans le présent et je dois dire que j’ai beaucoup apprécié cela car cela nous permet de mieux comprendre pourquoi cette liste existait et comment étaient Nick et Valérie avant tout cela. Je n’ai aucunement été gênée par ce changement. J’ai également apprécié le fait que l’auteure ne se lance pas dans un récit lugubre mais plutôt un récit sur la reconstruction de soi. Le souci principal que j’ai eu avec ce roman a été le fait que je ne me suis aucunement sentie concernée, non pas que je sois sans cœur, mais parce que je n’ai pas réussi à m’attacher à Valérie.

Donc, concernant Valérie, comme noté auparavant, je n’ai pas réussi à m’attacher à elle. Je ne sais pas, je me suis sentie en retrait et je n’ai pas pu me mettre à sa place et pas réussi à la comprendre également. Je dois dire qu’elle m’a même agacée dans certains passages. Je n’ai également pas pu m’empêcher de penser que oui, c’était également de sa faute ce qui s’est déroulé. Une liste de la haine ? Oui, ok, elle était persécutée mais plutôt que d’établir une liste, pourquoi ne pas remettre les gens à leur place grâce à la parole ? Mais il faut bien admettre qu’elle ne pouvait pas prévoir les agissements de son petit-ami. Et c’est également là ma grande question sur ce bouquin : pourquoi il n’y avait aucun signe avant coureur ? Je ne sais pas, quand un ado prévoit de commettre un massacre, il doit y avoir des signes non ? Et ce qui m’a particulièrement énervée durant ma lecture, c’est qu’à la fin, on ne sait toujours pas pourquoi il a fait cela. On reste trop centré sur Valérie et j’aurais aimé qu’on essaye de comprendre pourquoi Nick a fait cela. Les parents de Valérie m’ont particulièrement gonflée car elle n’a aucun soutien de leur part et la voient comme la mauvaise qui a eu la mauvaise idée de sortir avec Nick. La responsable. Sachant qu’elle a déjà du mal à vivre avec cela sur la conscience, pourquoi ses propres parents ne la soutiennent pas ? Par contre, j’ai beaucoup aimé le psy de Valérie. J’ai trouvé qu’il était vraiment génial, il l’épaule, la fait retourner au lycée et la fait se reconstruire petit à petit.

En bref, un roman qui n’a pas été à la hauteur de mes espérances et dont j’ai détesté la fin et que je n’ai pas réellement comprise. J’en attendais beaucoup mais cela s’est révélée être une petite déception. Malgré tout (et paradoxalement), un roman qui se lit vite et plutôt agréable mais je ne garderai malheureusement pas en mémoire très longtemps.

Jeunesses

Ce que j’étais – Meg Rosoff

Ce que j'étais

 

Édition : Hachette (Black-moon)

Nombre de pages : 237

Genre : jeunesse

Résumé :

J’ai un siècle. Mais mon esprit me ramène sans cesse à l’année de mes seize ans, lorsque j’ai découvert l’amour. J’avais déjà été renvoyé de deux pensionnats avant d’atterrir à Saint-Oswald, le pire endroit que j’avais pu voir jusque là. Or, sans cette médiocre institution, je n’aurais jamais découvert cette hutte de pêcheurs coupée du monde. Sans elle, je n’aurais pas rencontré Finn. Sans Finn, vous ne seriez pas sur le point de lire mon récit.

Mon avis :

Mon avis ne va pas être bien long, j’en ai bien peur… Et oui, je n’ai pas du tout aimé ce roman. Le départ semblait prometteur mais au bout de trois ou quatre chapitres je me suis carrément ennuyée ! Pour tout dire, je n’ai même pas terminé ce livre. Cela m’arrive rarement. Ce n’est même pas l’écriture de l’auteur, parce qu’on ne peut pas dire qu’elle ait été désagréable, mais franchement je n’ai pas compris où elle voulait en venir en réalité. J’avoue avoir franchement été perdue pendant ma lecture et c’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles j’ai arrêté avant la fin. J’en avais un peu marre d’être perdue tout au long. Le résumé était très emballant pourtant, comme quoi l’habit ne fait pas le moine !

Concernant les personnages, le héros de l’histoire m’a royalement gonflée ! Mais alors… je l’ai trouvé vraiment orgueilleux, chiant à mourir pour le dire crûment. On ne sait pas ce qu’il fait ni même ce qu’il veut. Le personnage de Finn est vraiment trop mystérieux, le mystère c’est bien mais je pense qu’il ne faut pas en abuser. On ne sait rien de lui, et pourtant c’est le personnage clé du roman.

Pour faire bref, ce n’est pas du tout un roman que j’ai apprécié. J’ai attendu pendant les trois quarts du livre qu’il se passe quelque chose, et au final j’ai abandonné de lassitude. Je ne dis pas que je ne retenterai pas de livre de l’auteure pour me faire un nouvel avis.

Jeunesses

Toi qui as la clé… – Sarah Dessen

toi qui as la clé

 

Édition : Pocket jeunesse

Nombre de pages : 478

Genre : romance, jeunesse

Résumé :

Ruby et la famille, ça fait deux. Parce que sa famille, c’est juste elle et sa mère. Et carrément plus personne le jour où sa mère l’abandonne dans leur taudis.

Pas grave ! Ruby se débrouillera seule jusqu’à sa majorité, où elle sera enfin libre. Or, sa sœur aînée, qu’elle a complètement perdue de vue, décide de l’arracher à cette vie et de l’installer dans la sienne : belle maison et lycée hype. Fâchée, Ruby se ferme à double tour. Mais lorsqu’elle apprend que tous ses souvenirs sont des mensonges, elle explose. Serait-ce l’occasion d’accepter enfin l’aide de Ben, le bel optimiste ? D’aller au-delà des apparences, s’ouvrir à l’amitié et vivre un premier amour ?

Mon avis :

Ça faisait un moment que ce livre était dans ma PAL. C’est le premier livre que je lis de cette auteure, et à mon humble avis ce ne sera pas le dernier. J’ai vraiment adoré ma lecture, mais autant le dire tout de suite, ce ne sera pas un coup de juste à cause de la fin. C’est une histoire assez sombre que nous sert Sarah Dessen mais bon c’était à se douter que ça n’allait pas vraiment le rester. L’écriture était vraiment belle. Sarah Dessen arrive à nous faire passer pas mal d’émotions par son histoire et son écriture. Le thème au centre de ce livre est la relation entre sœurs qui peu évoluer et montre que c’est très fort malgré des secrets et beaucoup d’erreurs.

Concernant les personnages, nous avons l’héroïne : Ruby. Elle ne croit plus en rien ni en personne d’ailleurs et pour cause, sa mère l’a abandonnée la laissant seule pour se débrouiller. Elle a un ton froid et franchement cassant au début du livre qui m’a laissée au départ un peu perplexe. Elle essaye de se débrouiller comme elle peut avec ce qu’elle a. La vie de famille, elle ne connaît pas vraiment alors c’est un changement radical quand elle se retrouve à vivre chez sa sœur qu’elle n’a pas vu depuis dix ans, malgré ce qu’elle dit et pense elle s’y fait et y prend goût. Malheureusement, Ruby est le genre de fille à pouvoir déraper n’importe quand et elle reste prisonnière de l’image de sa mère. Petit à petit, elle apprendra à créer des liens avec les gens et à laisser son ancienne vie derrière elle. Elle connaîtra l’amitié, la famille et enfin… l’amour. Ce qui d’ailleurs va la changer radicalement. Elle va vouloir commencer à aider les autres, alors qu’auparavant elle restait centrée sur elle-même et va également découvrir des choses à propos de sa sœur qui lui avait été cachée pendant des années et qui lui fera changer d’état d’esprit. J’ai beaucoup aimé Ruby et surtout voir son évolution tout au long du roman. J’ai beaucoup aimé Cora également qui en fait… est la grande sœur idéale. Elle a toujours voulu protéger sa petite sœur et ça malgré ce que croit Ruby. Le mari de Cora est quant à lui le beau-frère idéal ! Il adopte tout de suite Ruby et lui fait rapidement confiance et mise beaucoup sur elle. Il est simple, pas prise de tête et il l’inclut très vite dans la famille. Il m’a beaucoup fait rire avec son histoire de mare dans le jardin. Et bien entendu, il y a Ben ! Le charmant voisin de Ruby, avec qui… les relations ne commencent pas génialement bien. Au premier abord c’est un garçon parfait, à l’optimisme imperturbable et qui pourtant cache ses problèmes derrière tout cela. La romance entre lui et Ruby n’est pas rapide et évolue très bien à l’image de l’héroïne et j’ai beaucoup apprécié.

En bref, un très bon livre que je ne peux que conseiller de lire, même si la fin est un peu trop ouverte à mon goût. J’aurais préféré savoir ce qu’il advient de la relation entre Ben et ruby mais bon on ne peut pas tout avoir. Je suis ressortie de ma lecture très satisfaite et compte bien renouveler l’expérience avec cette auteure.

Jeunesses

Nos étoiles contraires – John Green

Nos étoiles contraires

 

Édition : Nathan

Nombre de pages : 323

Genre : jeunesse, romance

Résumé :

Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

Mon avis :

J’ai eu l’occasion de lire ce livre par un livre voyageur avec le groupe « Au livre voyageur » sur facebook que je remercie beaucoup ! C’était le premier livre que je lisais de John Green et je pense vraiment en relire. John Green a une écriture magnifique. Ce roman se lit de manière très fluide, on ne voit pas les pages se tourner et on ne veut que lire la suite à chaque fois, et quel déception quand on arrive à la fin ! J’ai hésité à acheter ce roman à cause des différentes critiques que j’ai lu sur le net et maintenant… je le regrette. On peut dire que John Green a mené son livre avec brio car le thèmes est on ne peut plus compliqué à aborder. John Green ne nous a pas écrit un livre sur le cancer en lui-même mais l’histoire de deux adolescents qui vivent le cancer et qui profitent de la vie malgré tout. Il nous parle de la façon dont les adolescents considèrent leur cancer, leurs craintes… Et on peut dire que l’auteur a magnifiquement réussi. Nous suivons Hazel Grace qui est atteinte d’un cancer en phase terminal mais qui n’évolue plus grâce à un médicament. Elle se rend à un groupe de soutien pour faire plaisir à sa mère et rencontre Augustus. Ce garçon a eu également un cancer dont il est sorti… en y sacrifiant une jambe. Ils ont tout de suite une sorte d’attirance particulière l’un pour l’autre et vont devenir très proches…

Concernant les personnages, je m’y suis beaucoup attachée. Nous avons Hazel, une jeune fille de 16 ans dont le cancer est en phase terminal et elle ne survit que grâce à un médicament qui empêche la progression de son cancer. Elle a une manière de voir la vie bien à elle. Elle est courageuse et se rend compte du regard que les gens portent sur elle quand elle sort avec sa bombonne d’oxygène. Elle se considère comme une bombe prête à exploser et ne veut pas faire de mal aux gens et ne veut pas s’y attacher de trop de peur de les rendre malheureux… Hazel se rend compte de tout et surtout de la souffrance de ses parents. Elle s’accroche comme elle peut et avec Augustus va accomplir un de ses plus grands rêves. Augustus a lui aussi une manière de voir la vie bien à lui. Il profite tout simplement. Il a une jambe en moins mais le vit bien. Il ne se laisse pas aller et essaye de voir la vie positivement malgré tout ce qui lui arrive. Il est bourré d’humour et donne toujours sa touche de gaieté dans le roman. Ces deux personnages ont une relation très forte, et cette relation est belle et touchante. J’ai adoré leurs parents, la manière qu’ils ont de gérer le cancer de leurs enfants. J’ai également adoré Isaac, le meilleur ami d’Augustus qui lui aussi a un cancer. C’est un ami fidèle, toujours présent, plein d’humour et je l’ai adoré presque autant que les personnages principaux.

En bref, Nos étoiles contraires est un livre que j’ai lu vraiment rapidement. L’auteur nous fait passer par des phases ou un moment on est triste, à la limite de pleurer et à un autre ou on rit de bon cœur. C’est un livre émouvant. Je l’avoue, j’ai pleuré comme une madeleine à la fin du roman, mais j’ai bien ri également avec les répliques qui nous forcent à sourire ou rire. C’est vraiment un livre que je vous conseille et qui a été un coup de cœur pour moi.

Coup de ♥

Jeunesses

Cher inconnu – Berlie Doherty

Cher inconnu

 

Édition : Gallimard (scripto)

Nombre de pages : 256

Genre : jeunesse

Résumé :

La vie est facile et légère pour Chris et Helen. Ils s’aiment. Quand Helen découvre qu’elle est enceinte, elle n’a que seize ans. L’univers bascule. A qui parler, que faut-il faire ? Elle entreprend de se confier à cet être qui prend peu à peu possession de sa vie, de son corps. Cet inconnu qu’elle rejette tout d’abord puis qu’elle apprend à accepter. Ses relations avec Chris, avec ses parents, avec ses amis se transforment, ses certitudes sont ébranlées.

Mon avis :

Ce livre était dans ma wish-list depuis un bon moment déjà, et en allant au CDI au collège où je travaille que vois-je ? Ce livre ! Oui, j’étais bien contente de ne pas l’avoir acheter, et… je l’aurai regretté je pense d’ailleurs. Je ressors de cette lecture avec un avis assez mitigé. La plume de l’auteure est assez fluide, le vocabulaire est simple… et justement, trop simple. J’ai trouvé l’écriture vraiment trop simplifiée et c’est vraiment dommage. D’ailleurs j’ai un méga point positif : les transitions entre les personnages. En voyant cela, je me suis dit « mais qu’est-ce que c’est que ça ? ». Je n’exagère pas en disant qu’il faut parfois plusieurs lignes voire un paragraphe pour savoir qui parle ! Par contre, j’ai apprécié certains passages dans les lettres d’Helen où elle parle de comment elle vit sa grossesse, on peut suivre ses pensées et ce qu’elle ressent. Pour en venir au thème du livre : malheureusement vu, vu et revu. Mais l’auteur aurait pu en faire quelque chose d’unique mais malheureusement ça n’a pas été le cas. Soit dit en passant, je déplore la quatrième de couverture qui nous spoile TOUT. J’aurais préféré ne pas savoir qui était justement « l’inconnu » et laisser une part de mystère… Dès qu’on commence le livre, on sait de quoi cela parle. Mais j’ai également un gros positif ! Dans ce roman on n’a pas un moment de répit ! Le roman se déroule sans s’arrêter et les pages se tournent vraiment très rapidement. On est emporté dans les sentiments des deux personnages.

Concernant les personnages, on a Helen et Chris. Ils vivent une relation très romantique, qui est d’ailleurs un peu trop surréaliste à mon goût, et vont faire une seule petite erreur qui va changer toute leur vie. Chris est un garçon courageux qui a le sens des responsabilités. Dès qu’il apprend qu’Helen est enceinte il pense tout de suite à garder le bébé et rester avec Helen. C’est tout ce qu’il compte pour lui. Il a un comportement vraiment adorable. Helen quant à elle est un sacré bout de femme. Elle a motivé ma lecture et a fait que j’ai tout de même apprécié ce roman. Sa réaction au départ, en apprenant sa grossesse est vraiment compréhensible, toutes les adolescentes de son âge auraient réagi de la même manière. Et puis elle change d’avis… Ses lettres m’ont beaucoup touchée. Ce n’est qu’une adolescente qui doit prendre des décisions d’adultes, décisives pour sa vie. J’ai beaucoup apprécié ce personnage. Elle va devoir faire face aux regards des autres.

Pour conclure, mon avis mitigé se montre tout de même positif par rapport aux personnages, mais j’ai eu quelques difficultés à l’écriture. Je vous conseille tout de même de lire ce roman, car il aborde un sujet sensible qui peut tous nous toucher.

Jeunesses

April, May & June – Robin Benway

April may & june

 

Édition : Nathan

Nombre de pages : 368

Genre : jeunesse, fantastique

Résumé :

Trois sœurs

Trois secrets

Trois pouvoirs

C’est arrivé le lendemain de la rentrée.

Alors que la journée s’annonce tout à fait ordinaire, April découvre qu’elle peut prédire l’avenir. Le même jour, sa sœur May connaît un accès d’invisibilité, qui semble se déclencher à la moindre émotion. Et enfin June, leur benjamine, parvient à lire dans les pensées de tous ceux qui l’entourent ! Génial, non ?

Et bien non. Prévoir les catastrophes sans pouvoir les éviter, draguer un mec avec un corps qui disparaît à moitié et connaître les pensées pas toujours reluisantes de ses copines, voilà qui vous décourage d’avoir des superpouvoirs !

Et si le véritable pouvoir de ces trois sœurs-là était le lien qui les unit ?

Mon avis :

Ce roman m’intriguait depuis un bon moment déjà, mais je ne m’étais jamais lancée, c’est par une lecture commune que je me suis enfin jetée à l’eau. Et je ne vois pas pourquoi j’ai attendu aussi longtemps. Ce livre a été vraiment une bonne lecture. Il nous raconte l’histoire de trois sœurs qui, à cause d’histoires de famille, se sont peu à peu séparées et qui se découvrent d’étranges pouvoirs… Je dois dire que le thème a été vraiment bien choisi. La manière dont l’auteur l’a traité était vraiment originale. On peut se retrouver dans chacun de ces trois jeunes filles. J’ai beaucoup aimé le style du roman. April, May & June est un roman à trois voix, où on se retrouve à chaque chapitre dans la tête de l’une ou l’autre. J’ai beaucoup apprécié cela. Le style est fluide et correspond vraiment aux trois caractères des jeunes filles. L’auteur change vraiment de style pour chaque jeune fille, par rapport à leur caractère ce qui est très appréciable.

Concernant les personnages, ce sont vraiment trois jeunes filles bien différentes, elles ont des caractères bien différents mais sont toutes attachantes. April, qui a le pouvoir de prédire l’avenir, est l’intello des trois sœurs (d’ailleurs cela part un peu dans le stéréotype), celle qui veille sur ses deux sœurs, qui gère tout et qui est vraiment surprotectrice. May, la cadette, a le pouvoir de se rendre invisible. C’est la rebelle des trois sœurs. Elle ne veut être comme personne, ne ressembler à personne, et ne rien faire comme personne ! C’est une tête de mule au possible et on pourrait croire au premier abord qu’elle « s’en fout de tout », mais en creusant un peu, on se rend compte que c’est une jeune fille perdue, avec ses faiblesses et que son caractère n’est qu’une façade qui cache bien des douleurs. June… un véritable numéro à elle toute seule ! Elle a le pouvoir de lire dans les pensées des gens et s’en amuse beaucoup. D’ailleurs… à ses dépens parfois. Grâce à son pouvoir, elle veut devenir une fille populaire dans son lycée. Elle paraît très égoïste et superficielle, mais elle est tout de même attachante. Pour elle, son pouvoir est un véritable jeu, un don dont elle peut se servir pour améliorer sa popularité. Au départ, les trois sœurs ne se parlent pas beaucoup, mais par la suite, elles vont vraiment avoir un lien spécial qui va les réunir.

En bref, j’ai passé une très bonne lecture même s’il y a un point que j’aurais aimé plus développé : l’apparition de leurs pouvoirs, on découvre dans le roman qu’ils seraient héréditaires, mais j’aurais vraiment voulu en savoir davantage. C’est tout de même un très bon roman, pas prise de tête, détente, que je conseille à tous !

Jeunesses

Terrienne – Jean-Claude Mourlevat

Terrienne

 

Édition : Gallimard

Nombre de pages : 387

Genre : jeunesse, science-fiction

Résumé :

Tout commence sur une route de campagne… Après avoir reçu un message de sa sœur, disparue depuis un an, Anne se lance à sa recherche et passe… de « l’autre côté ». Elle se retrouve dans un monde parallèle, un ailleurs dépourvu d’humanité, mais où elle rencontrera cependant des alliés inoubliables. Pour arracher sa sœur à c e monde terrifiant, Anne ira jusqu’au bout, au péril de sa vie. Elle se découvrira elle-même : terrienne.

Vous ne respirerez plus jamais de la même manière.

Mon avis :

Qu’est-ce que j’attendais pour sortir ce livre de ma PAL ? C’est la question que je me pose en effet. Dès les premières pages, j’ai été directement entraînée dans le récit. C’est rare, mais quand ça arrive, j’adore ça ! L’auteur nous entraîne dans un monde où tout ce que l’on connaît n’existe pas, il n’y a pas de sentiments, les accidents n’arrivent jamais (ou très rarement), où l’on ne parle pas des humains car c’est un sujet tabou, où l’on ne respire pas, où l’on ne pleure pas… Il n’y a que quelques initiés qui sont au courant pour les humains, mais un mot car les conséquences pourraient être redoutables. Honnêtement lorsque Anne traverse… J’avais l’impression d’y être. Même dans certains passages où elle faisait attention à sa respiration, je la retenais moi-même, et d’ailleurs ça m’a valu quelques pauses parce que j’oubliais de respirer ! Jean-Claude Mourlevat a un talent fou pour nous faire ressentir ce monde qui ne ressent rien d’ailleurs ! Et je dois dire qu’il a vraiment une imagination débordante. Il a totalement inventé un monde comme… parallèle, avec un mode de vie bien différent du nôtre. On peut constater qu’ils ont quelques avantages comme l’a découvert Anne : ils ne connaissent pas l’argent par exemple, mais on a beaucoup plus de désavantages. J’ai beaucoup apprécié également, les discussions en voiture entre Anne et ce cher Etienne Virgil ! D’ailleurs, j’ai beaucoup apprécié le suspens que laisse l’auteur sur le sort de la sœur d’Anne, c’était vraiment très appréciable pour la lecture. L’écriture de l’auteur est fluide, et j’ai dévoré le livre avant d’avoir eu le temps de dire ouf, l’action nous tient en haleine jusqu’à la fin. J’ai beaucoup apprécié également les petits « flash-back » que l’auteur nous a fait pour nous présenter les personnages, certaines de leurs histoires, ainsi que certaines actions pour nous permettre de mieux comprendre l’histoire.

Concernant les personnages, Anne est un personnage des plus intéressants. On ne peut pas dire qu’elle manque de caractère. Elle est persévérante, optimiste, en bref : c’est une battante ! Elle n’hésite vraiment pas à tout risquer pour sauver sa sœur, ou du moins tenter de la sauver. J’ai beaucoup apprécié Etienne Virgil également. Cet homme est une énigme à lui tout seul. On ne sait pas très bien pourquoi il fait tout cela pour Anne, d’ailleurs il ne le sait pas lui-même. Certes, il a une petite-fille du même âge, mais est-ce une raison en soi ? À mon humble avis, c’est qu’il cherchait juste de l’aventure… ou peut-être de l’inspiration pour un prochain livre. Mais mon personnage préféré a été Bran ! Un hybride (croisement d’une femme terrienne et d’un habitant de ce monde) qu’a connu Anne un an auparavant et qui le retrouve durant son aventure. C’est un petit soldat que ce monde utilise, il apprend à vivre comme un terrien pour pouvoir se fondre parmi eux. Mais de ce côté-là, il n’a pas grand-chose à craindre. Beaucoup que beaucoup répugnent de devoir apprendre la vie terrienne, lui n’en est que plus enjoué ! Il ne se sent pas à sa place dans ce monde, et pense que sa vie est sur Terre. Il va tout laisser pour pouvoir aider Anne dans sa recherche. J’ai beaucoup apprécié également les personnages… plus secondaires, on va dire. Notamment, Madame Stomiwell qui est une vraie fan des terriens ! Elle ne met pas cinq secondes avant de reconnaître Anne comme terrienne et va l’aider le plus possible. D’ailleurs sans elle, rien de tout cela n’aurait été possible. Et qu’est-ce que j’ai apprécié le meilleur ami de Bran : Torkensen. Il est également hybride, géant (1m98à, mais alors d’une gaucherie… Mon dieu, qu’est-ce qu’il a pu me faire sourire. Il n’en manque pas une pour gaffer, parfois il fait des gaffes qui s’avèrent être des idées de génie d’ailleurs.

En bref, je dois dire que j’ai été bluffée par ce livre ! Je ne m’attendais pas du tout à cela, il faut l’avouer. J’ai eu du mal à refermer ce livre ! Bran et Anne me manqueront vraiment beaucoup. Cette lecture, que j’ai commencé avec une petite appréhension, a été pour moi un véritable coup de cœur !

Coup de ♥

Jeunesses

Junk – Melvin Burgess

junk

 

Edition : Gallimard (scripto)

Nombre de pages : 346

Genre : drame, jeunesse

Résumé :

Un père violent, une mère alcoolique. La vie de Nico est devenue intolérable. Une seule issue, fuir. Fuir avec Gemma, révoltée, désespérée, qui le suit par défi, par goût de l’aventure aussi. Comment s’en sortir à quatorze ans, sans ressources, sans abri ? Squatter, fumer… Très vite ils sont pris dans l’engrenage une longue descente aux enfers. Nico et Gemma deviennent des junkies. Ils n’en sont pas encore conscients. Un livre à plusieurs voix. Un ton juste. Une lecture bouleversante et nécessaire.

Mon avis :

Ce livre… J’en ai entendu beaucoup de bien… Et bien, désolée d’en décevoir certains, mais ça n’a pas été mon cas. Je n’ai pas vraiment aimé ce roman. On a deux héros, Nico et Gemma. Ils sont amis, fugueurs et amants par la suite. Nico subit l’alcoolisme de sa mère et la violence de son père, d’où la raison de sa fugue que personnellement j’ai trouvé plus que justifiée. Gemma quant à elle… je ne lui ai pas vraiment trouvé de raison, à part le fait qu’elle s’ennuie dans la vie. Elle fait le choix de rejoindre Nico pour vivre loin de ses parents.

Dans le style, c’est un livre qui, dit-on, se lit rapidement, ça n’a pas été mon cas. Les chapitres passent d’un point de vue à l’autre d’un personnage et heureusement sinon je ne l’aurais pas continué. J’ai trouvé ce livre (n’ayons pas peur des mots) chiant. Je l’ai trouvé long et sans vraiment de piment pour me donner vraiment envie de le continuer, mais quand je commence un livre j’aime le terminer. Même si en l’occurrence pour celui-ci j’ai été vraiment curieuse de le découvrir, et bien ça a été une belle claque négative. Un point positif, j’ai trouvé les personnages vraiment crédibles dans leur façon de vivre et d’être. La descente aux enfers dans la drogue tantôt par un effet de groupe tantôt par un parcours individuel. On a donc deux tableaux différents : l’un collectif, l’autre plus intimiste. Mais ce qui m’a déroutée, c’est que j’ai vraiment rien ressenti durant ma lecture. J’ai été impassible. Par rapport aux attentes qu’annonçait la quatrième de couverture, j’étais loin du compte. Par contre, c’est vrai qu’on se rend compte que l’héroïne n’est vraiment pas une drogue comme les autres. Elle fait oublier, rend heureux. Mais c’est une véritable saloperie qui vous bouffe la vie, et franchement tous les personnages n’arrivent pas à en sortir. Il y en a même qui élèvent des enfants avec cela, et ça m’a vraiment choquée. En suivant les personnages, on se rend compte qu’ils se persuadent eux-mêmes qu’ils n’y sont pas accros, que de mensonges… Au début, c’est une fois de temps en temps, puis une fois par jour et finalement ils ne savent plus s’arrêter.

Pour en venir aux personnages, Nico est celui qui m’a un peu touchée. Au début, c’est celui qui a le plus de mal avec la drogue et qui ne tombe pas facilement dedans, et puis finalement il devient celui qui ne s’en sort pas. J’ai été légèrement triste pour lui. Lui qui était tout mignon au début, a vraiment perdu toute son innocence. Gemma est une fille réellement détestable. Elle a des parents qui l’aiment, mais elle est tellement capricieuse qu’elle n’en fait qu’à sa tête. Je ne lui ai pas trouvé d’excuse déjà pour partir de chez elle, mais je ne lui en trouve encore moins pour toucher à la drogue sans compter qu’elle entraîne Nico avec elle dans ses tripes débiles. Lily est peut-être le personnage que j’ai le plus aimé également. Elle est complètement foutue, accro à la drogue tout en se voilant la face, elle ne se rend pas compte que c’est fini, mais nous lecteur on le sait, et c’est assez horrible je dois dire. Vonny et Richard sont des personnages attachants en dehors du monde de la drogue mais qui essayent de prendre soin de Nico. Ils sont impuissants face à ce qui se passe autour d’eux. Je pense qu’ils sont présents dans l’histoire pour un peu contrebalancer le mode de vie des toxicos qui vivent dans la rue et montrer qu’il y a d’autres solutions.

En bref, ce n’est pas un livre qui m’a fait fort impression et je ne pense pas que je retenterai l’expérience avec cet auteur.