Autobiographie / Témoignages

Tu n’aimes pas ton papa ? – Sally East & Toni Maguire

Tu n'aimes pas ton papa

 

Édition : France loisirs

Nombre de pages : 347

Genre : Témoignage

Résumé : 

Sally n’a que trois ans lorsque son père commence à la toucher bizarrement. La fillette comprend rapidement que ce n’est pas ainsi qu’un père devrait se comporter.

La mère de Sally qui souffre d’une grave dépression, devine tout mais ne dit rien : quand « cela » se passe, elle détourne le regard et ignore sa fille. Sally, elle, continue d’aimer sa mère et de lui pardonner.

Mais quand celle-ci décède, Sally se retrouve seule face à son père qui maintenant se sent libre d’elle quand il veut. Et il ne cesse de lui répéter : « Tu n’aimes pas ton papa ? »…

Ce père qui est censé la protéger et qui, pourtant, commet le pire des crimes…

Mon avis :

Je ne pense pas faire un avis très long sur ce livre car il n’y a pas réellement d’avis à donner puisque c’est un livre autobiographique. Dans ce témoignage, on retrouve Sally East qui n’a que trois ans lorsque son père commence à lui faire des attouchement sexuels. Elle comprend vite que ce n’est pas ainsi qu’un père doit se comporter. Elle ne peut pas compter sur sa mère pour l’aider puisque celle-ci est dépressive et ne voit rien. Elle n’est pas protégée mais continue d’aimer sa mère malgré tout. Mais sa mère vient à décéder et son père est libre de faire ce qu’il veut d’elle… La lecture était « facile à lire »puisque l’écriture était fluide mais le contenu pas du tout c’était bouleversant, et franchement j’ai pleuré plusieurs fois. L’histoire était vraiment atroce et je ne comprends vraiment pas comment on peut faire cela à des petites filles, d’autant plus lorsque c’est la sienne. Ce père était vraiment horrible… Il pratique ses abus en crescendo sur sa petite fille, au départ ce sont des caresses pour finir avec le plus horrible. Franchement, par moment j’avais envie de pleurer et de vomir en même temps. Je ne peux vraiment pas donner un avis concret. Pour un témoignage comme cela, on ne peut vraiment donner un avis comme « j’ai aimé » ou « je n’ai pas aimé ». Je trouve qu’elle a eu un sacré courage d’écrire ce livre, de faire partager son histoire au monde. Je ne sais pas comment on peut se relever d’un traumatisme pareil, mais franchement je salue son courage. Je tiens à dire que Sally East a mon plus grand respect, elle est courageuse et a vraiment dû en endurer beaucoup. Donc, un conseil, lisez ce livre, car l’auteure mérite qu’on connaisse son histoire. C’est une manière de saluer le courage dont elle a fait preuve pour l’écrire.

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Autobiographie / Témoignages

Dites-le à vos enfants – Stéphane Bruchfeld & Paul A. Levine

Dites-le à vos enfants

 

Édition : Pocket

Nombre de pages : 190

Genre : Témoignage

Résumé :

« La solution finale », ceux qui l’ont programmée l’ont voulue sans mémoire. A lui seul le mot « Shoah » est une réponse. Il témoigne. Il est la promesse que s’écrive une véritable histoire des atrocités nazies. Mais suffit-il à décrire ce qui s’est passé ? Sait-on véritablement ce que veut dire la « Shoah » ? Pour comprendre quels processus économiques, politiques et culturels ont conduit l’Europe entière aux portes d’Auschwitz-Birkenau, les listes de noms d’hommes et de femmes déportés, d’enfants assassinés, les chiffres et les dates ne suffisent pas. Le devoir de mémoire exige l’œuvre de la connaissance. Face au retour des idéologies de haine et d’intolérance, le livre de Stéphane Bruchfeld et Paul A. Levine, fruit d’un programme d’enseignement mis en place par le gouvernement suédois, donne aux parents le moyen d’apprendre aux jeunes générations à ne pas oublier.

Mon avis :

Pour ce « livre » je ne peux pas me permettre d’émettre un jugement. C’est pareil que pour Les lettres du Vél’ d’hiv, je ne me le permettrai jamais. Ce livre n’est pas un roman, c’est un pur documentaire des atrocités fait durant la Shoah. C’est un livre qu a pour but de partager et de faire mieux connaître les atrocités survenus dans plusieurs pays d’Europe, ce n’est pas seulement centré sur la France. On nous partage les persécutions antisémites, racistes, et homophobes. Mais pas seulement… les personnes handicapées ont été tout autant touchées. C’est un excellent éclairage sur les faits les plus atroces du XXème siècle. Ce document montre l’horreur dont tous les humains sont capables car il ne faut pas croire… Les pays ont laissé faire ce massacre. C’est aussi un document de réflexion : on met en avant les responsabilités individuelles et politiques. Car la politique prend une grande part dans ce massacre. J’ai été choquée du sort des handicapés, ainsi que des homosexuels. Bien sûr des juifs également. Il y a beaucoup de choses qu’en réalité nous ne savons pas. Beaucoup de choses cachées, et que bien que l’on lise beaucoup de choses sur le sujet, on en découvre encore. Ça a été mon cas pour ce livre. J’ai eu plusieurs fois envie de pleurer. On nous montre des témoignages retrouvés (les personnes étant parfois décédées dans les camps) ou encore donnés. On ne peut pas qu’imaginer les atrocités que ça a été car dans ce livre les photos y sont nombreuses. Oui, les responsables de ces atrocités prenaient des photos de leurs crimes… par fierté ? Par pure stupidité plutôt… Je n’ai pas connu cette époque, mais je voue une haine énorme pour les responsables. Je conseille à tous de lire ce livre, pour la mémoire, mais aussi pour comprendre que l’on ne nous dit pas tout, et qu’il faut se rendre compte pour que ça ne recommence pas.

Autobiographie / Témoignages

Je vous écris du Vél d’Hiv : les lettres retrouvées – Karen Taieb

Je vous écris du Vél' d'Hiv'  les lettres retrouvées

 

Édition : Robert Laffont

Nombre de pages : 217

Genre : Historique, témoignage

Résumé :

13000 juifs ont été arrêtés puis internés les 16 et 17 juillet 1942 lors de la rafle du Vél d’Hiv. On a longtemps cru qu’il ne restait qu’une seule et unique photo, quelques documents administratifs et de trop rares témoignages. Récemment, au mémorial de la Shoah, Karen Taieb, responsable des archives, a découvert une poignée de lettres écrites dans l’enceinte même du Vélodrome d’Hiver et sorties clandestinement. Tous les auteurs de ces lettres ont été déportés. Parmi eux, seule une femme est revenue. Réunies ici pour la première fois, reproduites en fac-similé et retranscrites, ces lettres nous plongent de façon saisissante dans la réalité de cet épisode tragique de la Seconde Guerre Mondiale.

Mon avis :

Une oeuvre pour la mémoire réalisée par Karen Taïeb et d’autres personnes du Mémorial lorsqu’elle a retrouvé 18 lettres qui serviront à faire ce livre sur les 16 et 17 juillet 1942 lors de cette terrible rafle du Vel’ d’Hiv. C’est un recueil de témoignages émouvants, des photographies qui nous montrent la triste réalité : ces personnes sont mortes pour la connerie humaine. Nous avons une magnifique préface de Tatiana de Rosnay. Nous avons 18 lettres écrites par des hommes, des femmes et des enfants qui témoignent des différentes arrestations, des conditions de vie dans le vélodrome d’hiver qui a servi à parquer les juifs comme des animaux : sans eau, presque sans nourriture, sans hygiène et aucun moyen de se soulager. Ce qui est touchant c’est de lire ces témoignages et de se dire qu’ils sont réels. En lisant ces lettres, j’ai espéré pas mal de fois qu’ils s’en soient sortis puis en continuant de lire finalement, personne n’en est sorti. Ce qui est terrible, c’est de voir que ces gens n’étaient pas dupes, ils connaissaient leur sort même s’ils n’en étaient pas certains. Beaucoup de personnes dans leur lettre demande des colis, souvent de la nourriture mais d’autres ont des requêtes beaucoup plus graves : s’occuper de leur enfant. J’ai été vraiment émue par certaines de ces demandes et je dois bien avouer que j’ai versé mes larmes pendant ma lecture. Le livre se compose de lettres originales écrites par ces victimes, puis nous avons les versions recopiées et corrigées (la correction était mise entre [ ]). On a des renseignements sur le devenir des personnes enfermées au Vél’ d’hiv. Nous avons en annexes différents témoignages dont un que j’ai trouvé particulièrement poignant. Je ne peux pas faire de critique sur un livre comme celui-ci. Je l’ai lu parce que nous ne devons pas oublier ce qu’il s’est passé, que notre pays est responsable de cela également et que pour beaucoup de gens les allemands ont bon dos. Ce sont les français qui ont dénoncé certains de leurs voisins, et c’est la police française qui les ont enfermés dans le Vélodrome. Nous ne pouvons pas changer le passé, mais nous pouvons nous rappeler (par ces livres) et ne recommencer les mêmes erreurs.

Autobiographie / Témoignages

L’usage de la photo – Annie Ernaux

L'usage de la photo

Édition : Folio

Nombre de pages : 196

Genre : Autobiographie

Résumé :

Souvent, depuis le début de notre relation, j’étais restée fascinée en découvrant au réveil la table non desservie du dîner, les chaises déplacées, nos vêtements emmêlés, jetés par terre n’importe où la veille au soir en faisant l’amour. C’était un paysage à chaque fois différent.

Je me demande pourquoi l’idée de le photographier ne m’est pas venue plus tôt. Ni pourquoi je n’ai jamais proposé cela à aucun homme. Peut-être considérais-je qu’il y avait là quelque chose de vaguement honteux, ou d’indigne. En un sens, il était moins obscène pour moi de photographier le sexe de M.

Peut-être aussi ne pouvais-je le faire qu’avec cet homme-là et qu’à cette période de ma vie.

Mon avis :

J’ai un avis assez mitigé sur ce livre… Bon c’est encore un livre autobiographique d’Annie Ernaux que, comme La place, j’ai dû lire pour les cours. C’est un recueil de photographies commentés par les deux personnes qui sont : Annie Ernaux et Marc Marie. Ils ont commenté ces photos séparément puis en ont fait un seul livre. Honnêtement, le côté « nous dévoilons nos ébats sexuels » ne m’intéressait pas du tout, j’ai même honnêtement détesté. Par contre, j’ai bien aimé les parties où l’auteure nous dévoile ses problèmes dus à son cancer du sein, ainsi que le point de vue de Marc Marie par rapport à cela. Ce n’était pas cette impression favorable qui l’a emporté malheureusement. Déjà, je n’ai pas du tout aimé les photos présentes dans ce roman et j’ai aussi trouvé que Marc Marie n’était vraiment pas doué pour l’écriture. J’ai même trouvé que parfois c’était lourd, et vraiment vulgaire. Enfin bref, de bons aspects malheureusement gâchés par de beaucoup plus mauvais.

Autobiographie / Témoignages

La place – Annie Ernaux

La place

 

Édition : Folio

Nombre de pages : 114

Genre : Autobiographie

Résumé :

Il n’est jamais entré dans un musée, il ne lisait que Paris-Normandie et se servait toujours de son Opinel pour manger. Ouvrier devenu petit commerçant, il espérait que sa fille, grâce aux études, serait mieux que lui.

Cette fille, Annie Ernaux, refuse l’oubli des origines. Elle retrace la vie et la mort de celui qui avait conquis sa petite « place au soleil ». Et dévoile aussi la distance, douloureuse survenue entre elle, étudiante, et ce père aimé qui lui disait : « les livres, la musique, c’est bon pour toi. Moi, je n’en ai pas besoin pour vivre ». Ce récit dépouillé possède une dimension universelle.

Mon avis :

C’est un livre très, très court, il ne fait que 114 pages et donc je l’ai lu vraiment très rapidement ! J’ai dû le lire pour cours et j’ai vraiment beaucoup aimé. On commence le roman autobiographique où Annie Ernaux perd son père au moment où elle obtient son CAPES. J’ai beaucoup aimé son père, qui a travaillé toute sa vie pour essayer de se faire une place dans la société. L’auteure nous raconte donc la vie de son père, tout en nous parlant de la relation complexe qu’elle avait avec lui. C’est un livre écrit tout simplement. J’ai trouvé qu’elle était très critique envers son père et on constate vraiment la différence sociale qui se crée entre ces deux êtres. A un moment, j’ai tout de même eu des reproches envers elle… mais au fond elle ne fait que dire la vérité. Mais j’ai également ressenti beaucoup d’amour dans ce livre. Elle aimait réellement son père et on le sent dans l’écriture. Donc j’ai été touchée, mais ce n’est tout de même pas un coup de cœur.

Autobiographie / Témoignages

Où on va papa ? – Jean-Louis Fournier

où on va papa

Édition : Le livre de poche

Nombre de pages : 149

Genre : Autobiographie

Résumé :

Jusqu’à ce jour, je n’ai jamais parlé de mes deux garçons. Pourquoi ? J’avais honte ? Peur qu’on me plaigne ?

Tout cela est un peu mélangé. Je crois surtout, que c’était pour échapper à la question terrible : « Qu’est-ce qu’ils font ? »

Aujourd’hui que le temps presse, que la fin du monde est proche et que je suis de plus en plus biodégradable, j’ai décidé de leur écrire un livre.

Pour qu’on ne les oublie pas, qu’il ne reste pas d’eux seulement une photo sur une carte d’invalidité. Peut-être pour dire mes remords. Je n’ai pas été un bon père. Souvent, je ne les supportais pas. Avec eux, il fallait une patience d’ange et je ne suis pas un ange.

Grâce à eux, j’ai eu des avantages sur les parents normaux. Je n’ai pas eu de soucis avec leurs études ni leur orientation professionnelle. Nous n’avons pas eu à hésiter entre filière scientifique et filière littéraire. Pas eu à nous inquiéter de savoir ce qu’ils feraient plus tard, on a su rapidement que ce serait : rien.

Et surtout, pendant de nombreuses années, j’ai bénéficié d’une vignette automobile gratuite. Grâce à eux, j’ai pu rouler dans des grosses voitures américaines.

Mon avis :

En effet, ce fut un livre vraiment rapide à lire. Jean-Louis Fournier nous raconte sa vie avec ses deux enfants handicapés : Mathieu et Thomas. Deux garçons qui m’ont fait fondre le cœur. Non pas qu’il me faisait pitié au sens négatif, mais je me dis que le sort s’acharne vraiment parfois… Jean-Louis Fournier nous livre ses secrets, non pas en tant qu’auteur mais en tant que père. Il a des regrets, des hontes, sa jalousie par rapport aux parents qui ont des enfants « normaux », les difficultés qu’il a avec ses enfants… L’humour noir de l’auteur nous montre l’injustice qu’il a subi et son amour pour ses deux enfants. Par moment, j’ai eu envie de pleurer… Surtout quand il éprouve de la honte envers ses enfants ou qu’il parle d’eux d’une telle façon que j’avais envie de lui mettre une baffe. C’est un livre touchant, un combat que mène l’auteur pour ses fils. J’ai eu de nombreuses envie de pleurer.

Autobiographie / Témoignages

Quinze ans – Philippe Labro

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Edition : Folio

Nombre de pages : 319

Genre : Autobiographie

Résumé :

Le « petit garçon a grandi ». Lycéen à Paris, il a quinze ans. C’est l’âge de la solitude, des rêves, de l’attente. Un inconnu, Alexandre, entre alors dans sa vie. Le charme slave, la grâce, l’élégance font de lui un être à part. Le narrateur réussit à devenir son ami intime et gagne le droit d’aller prendre le thé avec lui au sortir de lycée, chez la vieille et curieuse « Madame Ku ». Alexandre a une sœur. Et peut-être le merveilleux jeune homme n’est-il qu’une pâle copie de cette Anna, beauté fantasque et secrète dont l’innocent narrateur va tomber totalement amoureux… Cette histoire tendre et cruelle se passe au début des années cinquante. Elle est à la fois le roman d’un premier amour, et la chronique exacte d’une époque où les jeunes n’avaient pas de droits, pas de moyens où la guerre froide allait aboutir à la guerre de Corée, une époque où le verbe aimer avait tout son sens.

Mon avis : 

Ça fait déjà un moment que je l’ai lu. Avec ce livre on se rend compte de la vie des jeunes des années cinquante, et personnellement je n’ai pas pu m’empêcher de faire une comparaison avec ma propre vie. On se rend compte de l’évolution de la vie avec le temps. C’était vraiment un bon livre et j’ai passé un bon moment en le lisant.