SF

Des fleurs pour Algernon – Daniel Keyes

Des fleurs pour algernon

 

Édition : J’ai lu

Nombre de pages : 495

Genre : Science-fiction

Résumé :

Algernon est une souris dont le traitement du Pr Nemur et du Dr Strauss vient de décupler l’intelligence. Enhardis par cette réussite, les savants tentent, avec l’assistance de la psychologue Alice Kinnian, d’appliquer leur découverte à Charlie Gordon, un simple d’esprit. C’est bientôt l’extraordinaire réveil de l’intelligence pour le jeune homme. Il découvre un monde dont il avait toujours été exclu, et l’amour qui naît entre Alice et lui achève de le métamorphoser. Mais un jour, les facultés supérieures d’Algernon commencent à décliner…

Mon avis :

Ça faisait tellement longtemps que je voulais ce livre ! J’avais vu le téléfilm un jour à la télé, et j’avais fait une recherche pour savoir si un livre existait et en effet… c’était le cas. Pour être honnête, c’est un véritable coup de cœur ! C’était vraiment une histoire bouleversante. Ce livre a vraiment un style particulier, on débute le roman par des comptes-rendus, écrit par Charlie Gordon, avec beaucoup de fautes d’orthographe, des phrases simples et on suit son évolution tout le long du livre après son opération, son amélioration et sa détérioration à la fin du livre. J’avais un peu la hantise pour le côté « science-fiction » mais au final la seule chose relevant de la science-fiction est l’opération que Charlie a subi et qui n’existe évidemment pas dans la réalité. L’auteur a vraiment mis en avant les problèmes de notre société. Ce livre nous fait prendre conscience de la cruauté des gens envers les personnes différentes. Le style du livre est touchant, émouvant, et je peux avouer que dans les dernières pages du livre j’ai versé ma larme.

Concernant Charlie Gordon c’est un personnage vraiment plus que touchant ! Au départ du roman, c’est un adulte arriéré, il travaille depuis l’âge de 16 ans (si je me rappelle bien) dans une boulangerie où le propriétaire s’occupe de lui. C’est un garçon simple qui ne voit pas le mal que l’on peut lui faire, il ne voit pas la méchanceté des gens, et pourtant… ses « amis » se moquent de lui et il ne s’en rend pas compte. Charlie était simple et naïf mais heureux et réellement attachant. Tout ce dont il rêvait c’était de devenir intelligent, il veut apprendre, comprendre, discuter avec les gens de sujet qu’il ne pouvait pas aborder auparavant. Après l’opération, Charlie va changer, il va avoir la capacité de rêver et de se souvenir, de se rendre compte. Il se rend compte que les gens ne sont pas aussi gentils que ce qu’il pensait. Ses « amis » se moquent de lui et ça lui fait mal quand il s’en rend compte. Ses souvenirs d’enfance reviennent et qui ne sont pas très agréables. Avant l’opération Charlie riait, était finalement heureux, mais après l’opération il se rend compte qu’il était trop intelligent et faisait peur aux gens. Charlie va finalement se renfermer sur lui-même. À la fin du livre Charlie va accueillir son sort comme une bénédiction et je l’ai vraiment trouvé touchant.
En bref, ce livre n’est pas un simple livre, c’est un chef-d’œuvre que je ne peux que vous conseiller, si vous ne l’avez pas lu, faites-le ! N’attendez plus ! Pour moi ce livre va au-delà du coup de cœur !

Coup de ♥

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SF

La part de l’autre – Éric-Emmanuel Schmitt

La part de l'autre

 

Édition : Albin Michel

Nombre de pages : 518

Genre : Science – Fiction

Résumé :

« 8 octobre 1908 : Adolf Hitler recalé. Que se serait-il passé si l’École des beaux arts de Vienne en avait décidé autrement ? Que serait-il arrivé si, cette minute-là, le jury avait accepté et non refusé Adolf Hitler, flatté puis épanoui ses ambitions artistiques ? Cette minute là aurait changé le cours d’une vie. Celle du jeune, timide et passionné Adolf Hitler, mais elle aurait changé le cours du monde… »

Mon avis :

Quel livre ! Mon dieu… Je trouve qu’Eric-Emmanuel Schmitt a pris un gros risque avec le sujet traité… écrire un livre au sujet d’Hitler ne doit pas être facile. L’auteur nous présente Adolf Hitler passant son concours d’entrée à l’école des beaux arts. Quelle serait sa vie si il avait réussi ? Beaucoup de monde ont du se poser la question, l’auteur a mis une hypothèse sur papier. Le but premier de ce roman n’est pas de relativiser les actes cruels d’Adolf H. mais de montrer que malgré notre point de vue, et nos convictions, c’est le monde extérieur qui fait ce que nous sommes et ce que nous deviendrons. Le roman fonctionne en deux temps, nous avons dans chaque chapitre une succession de paragraphes entre la vie d’Hitler devenu peintre et la vie d’Hitler devenu dictateur. Si ce roman est coupé en deux temps, sachez que mes sentiments en le lisant l’étaient aussi. Hitler le dictateur n’était pas né dictateur mais il avait malheureusement pour lui un trop grand égocentrisme pour pouvoir vivre correctement, rien n’est assez bien pour sa personne. Il était tombé bien bas : son refus aux beaux arts, sa déchéance sociale, sa mendicité, son accession au pouvoir et finalement tout rater. Au début, j’ai eu pas mal de pitié pour lui, mais plus je lisais plus je le haïssais. Je ne le supportais plus. Je me demandais franchement, si l’homme qui a fait tant de ravages dans le monde n’aurait pas pu se rendre compte plus tôt de ses erreurs. Mais non, mégalomane jusqu’au bout. Mais d’un autre côté, nous avons le Hitler peintre : il est sans histoire, prend des cours aux beaux arts, a des amis admirables, a un bon caractère, et découvre l’amour. Personnellement, je l’ai adoré. Je le trouvais courageux, j’ai suivi ses histoires d’amour avec envie On est pris en pitié, et j’ai versé quelques larmes pour lui.

C’est en lisant et en ressentant des émotions si différentes qu’on voit tout le talent d’Eric-Emmanuel Schmitt. Je passais du premier paragraphe plein de haine, puis dans second paragraphe à la joie de retrouver l’Hitler qui aurait pu être. On pourrait se demander si Hitler aurait pu « être » l’artiste, le peintre accompli. Mais dans son écriture l’auteur nous prouve que non. L’Hitler dictateur avait un esprit malade, il n’a pas réussi à passer au-dessus de son passé et prend des personnes pour responsables pour justifier ses crimes. Bref, j’ai adoré ce roman qui nous montre beaucoup de faits réels mais qui nous laisse tout de même imaginer ce qu’aurait pu être la vie banale qui a fait tant de mal… Un livre que je conseille vivement à tous.

SF

Le meilleur des mondes – Aldous Huxley

le meilleur des mondes

 

Édition : Pocket

Nombre de pages : 284

Genre : science-fiction

Résumé : 

Défi, réquisitoire, utopie, ce livre mondialement célèbre, chef-d’œuvre de la littérature d’anticipation, a fait d’Aldous Huxley l’un des témoins les plus lucides de notre temps. Aujourd’hui, devait écrire l’auteur près de vingt ans après la parution de son livre, il semble pratiquement possible que cette horreur s’abatte sur nous dans le délai d’un siècle. Du moins, si nous nous abstenons d’ici là de nous faire sauter en miettes… Nous n’avons le choix qu’entre deux solutions : ou bien un certain nombre de totalitarismes nationaux, militarisés, ayant comme racine la terreur de la bombe atomique, et comme conséquence la destruction de la civilisation (ou, si la guerre est limitée, la perpétuation du militarisme) ; ou bien un seul totalitarisme supranational, suscité par le chaos social résultant du progrès technologique.

Mon avis :

Juste cauchemardesque ! Et cela dans tous les sens du terme ! J’avais dû le lire pour le lycée et je peux dire que j’ai détesté. Roman d’anticipation, ok, roman totalement déprimant ? Pour ça, oui. Franchement, à la fin, j’avais le moral à zéro. Tout est fait négativement. Si je devais le relire j’essaierai par tous les moyens d’y échapper. Je ne compte vraiment pas le relire !