SF

La part de l’autre – Éric-Emmanuel Schmitt

La part de l'autre

 

Édition : Albin Michel

Nombre de pages : 518

Genre : Science – Fiction

Résumé :

« 8 octobre 1908 : Adolf Hitler recalé. Que se serait-il passé si l’École des beaux arts de Vienne en avait décidé autrement ? Que serait-il arrivé si, cette minute-là, le jury avait accepté et non refusé Adolf Hitler, flatté puis épanoui ses ambitions artistiques ? Cette minute là aurait changé le cours d’une vie. Celle du jeune, timide et passionné Adolf Hitler, mais elle aurait changé le cours du monde… »

Mon avis :

Quel livre ! Mon dieu… Je trouve qu’Eric-Emmanuel Schmitt a pris un gros risque avec le sujet traité… écrire un livre au sujet d’Hitler ne doit pas être facile. L’auteur nous présente Adolf Hitler passant son concours d’entrée à l’école des beaux arts. Quelle serait sa vie si il avait réussi ? Beaucoup de monde ont du se poser la question, l’auteur a mis une hypothèse sur papier. Le but premier de ce roman n’est pas de relativiser les actes cruels d’Adolf H. mais de montrer que malgré notre point de vue, et nos convictions, c’est le monde extérieur qui fait ce que nous sommes et ce que nous deviendrons. Le roman fonctionne en deux temps, nous avons dans chaque chapitre une succession de paragraphes entre la vie d’Hitler devenu peintre et la vie d’Hitler devenu dictateur. Si ce roman est coupé en deux temps, sachez que mes sentiments en le lisant l’étaient aussi. Hitler le dictateur n’était pas né dictateur mais il avait malheureusement pour lui un trop grand égocentrisme pour pouvoir vivre correctement, rien n’est assez bien pour sa personne. Il était tombé bien bas : son refus aux beaux arts, sa déchéance sociale, sa mendicité, son accession au pouvoir et finalement tout rater. Au début, j’ai eu pas mal de pitié pour lui, mais plus je lisais plus je le haïssais. Je ne le supportais plus. Je me demandais franchement, si l’homme qui a fait tant de ravages dans le monde n’aurait pas pu se rendre compte plus tôt de ses erreurs. Mais non, mégalomane jusqu’au bout. Mais d’un autre côté, nous avons le Hitler peintre : il est sans histoire, prend des cours aux beaux arts, a des amis admirables, a un bon caractère, et découvre l’amour. Personnellement, je l’ai adoré. Je le trouvais courageux, j’ai suivi ses histoires d’amour avec envie On est pris en pitié, et j’ai versé quelques larmes pour lui.

C’est en lisant et en ressentant des émotions si différentes qu’on voit tout le talent d’Eric-Emmanuel Schmitt. Je passais du premier paragraphe plein de haine, puis dans second paragraphe à la joie de retrouver l’Hitler qui aurait pu être. On pourrait se demander si Hitler aurait pu « être » l’artiste, le peintre accompli. Mais dans son écriture l’auteur nous prouve que non. L’Hitler dictateur avait un esprit malade, il n’a pas réussi à passer au-dessus de son passé et prend des personnes pour responsables pour justifier ses crimes. Bref, j’ai adoré ce roman qui nous montre beaucoup de faits réels mais qui nous laisse tout de même imaginer ce qu’aurait pu être la vie banale qui a fait tant de mal… Un livre que je conseille vivement à tous.

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