Romances

Encore une danse – Katherine Pancol

Encore une danse

 

Édition : Fayard

Nombre de pages : 351

Genre : romance, drame

Résumé :

« Clara se demande une nouvelle fois si cette aptitude à vivre seule ne vient pas de l’absence de ses parents. Elle n’a jamais eu de modèle ni de couple ni de famille à se mettre sous la dent. Le seul avec lequel elle forme un couple, c’est son frère Philippe. Sa seule famille sont ses amies. Agnès, celle du poulet aux oignons dans son F4 à Clichy, Joséphine, Lucille. Elles ont habité le même immeuble, sont allées dans les mêmes écoles. Philippe, Clara, Agnès, Joséphine, Lucille et l’autre, celui dont elle ne veut pas prononcer le prénom, formaient une bande. Les bandes, il n’y a rien de mieux pour exister quand on est petit.

Ils ont grandi ensemble. Les garçons étaient les chefs, comme de bien entendu. Ils étaient les plus grands, les plus forts et puis c’étaient des garçons. On ne s’est jamais quittés. De temps en temps, on dîne ou on déjeune et on fait le point. On ne se dit pas forcément grand-chose. On vérifie qu’on est tous là. Voilà ma famille, se dit Clara en mordillant le bout de son oreiller acheté chez les compagnons d’Emmaüs. »

Face à l’épreuve de cette famille résistera-t-elle ? L’amitié, l’amour, le respect de l’un pour l’autre seront-ils assez solides pour que tout ne vole pas en éclats ?

Mon avis :

Encore un livre de cette chère Katherine Pancol qui a fait mouche ! En un mot… bouleversant. C’est l’adjectif qui conviendrait le mieux je pense. J’ai retrouvé avec joie la plume de l’auteure : un style simple, agréable, mais pertinent et qui, chez moi, fait son grand effet. L’auteure nous fait suivre six personnages… six personnages dont certaines vérités ont été cachées et qui vont se les jeter en pleine face. On découvrira chacun des personnages chacun à leur tour, leur quotidien, on découvrira leur passé et leur présent où tous se cachent derrière une petite vie tranquille mais où chacun va avoir leur passé commun qui va les rattraper, et cela va leur mettre une sacrée claque. Aucune de leur histoire n’a réussie à me laisser indifférente. Si vous lisez ce livre, vous pourrez remarquer quelques petites choses dans la manière d’écrire de Katherine Pancol… Lorsqu’elle raconte des événements du passé, nous avons « il/elle » au départ et l’on passe au « je ». Cela m’a un peu déroutée au départ, puis j’ai compris l’importance du changement de pronom, on entre dans le passé de l’un des personnages, ses plus intimes pensées en réalité.

Au niveau des personnages, ils sont tous bien différents. Aucun ne ressemble à l’autre. Nous avons, un peu comme le « personnage principal », Clara qui est joyeuse mais pas heureuse de vivre. On sent une certaine mélancolie derrière cette facette « heureuse » qu’elle joue pour elle-même, pour son frère et pour ses amies. Elle a une force de caractère qui rend ses amies envieuses mais qui est au fond fragilisée par le manque d’amour qu’elle n’a pas eu dû à la mort de ses parents. Elle est constamment dans un cercle vicieux de manque… Un manque de Rapha, le garçon qu’elle aime et qui l’aime depuis onze ans mais qu’elle ne peut plus avoir. Puis nous avons Joséphine… Un personnage que j’ai particulièrement apprécié. Elle a tout : l’argent, un mari, des enfants merveilleux. Mais un gros point noir à ce portrait si parfait : elle est malheureuse, et pour combler ce malheur elle passe d’amant en amant. Certaines pages du livre où elle en était le personnage principal ont pu me faire sourire… Mais derrière cela, on sent le manque de cette femme et on ne peut qu’en être touché. Puis nous avons Agnès. La classique, celle qui ne fait pas de vague, qui n’est ni riche, ni pauvre et qui se contente de peu. Elle vit une vie bien rangée, mais on sent qu’au fond, elle manque de quelque chose, elle envie ses amies. Agnès m’a beaucoup touchée également. Et la dernière des filles : Lucille, la peste. C’est le premier sentiment que l’on a avec elle… et pourtant ! J’ai très vite changé d’avis. Lucille est sûrement la plus malheureuse de toutes. L’amour ? Elle ne connaît pas… ou elle sait ce que c’est mais n’en a jamais fait l’expérience. Elle doit se contenter des bribes d’amour que lui raconte ses amies pour pouvoir comprendre ce que cela signifie, et pourtant elle a tout.

Dans les garçons, nous avons Philippe, que j’ai particulièrement bien apprécié. C’est le pilier de la vie de Clara. À lui tout seul, il a remplacé les parents disparus. Il est comme un phare que Clara suit, il la conseille, la console. Mais au fond, il est lui-même brisé par la vie sans jamais le montrer. Et nous avons le fameux Rapha… dont tout le monde parle mais qu’on ne voit pas tellement. Il est le centre de tout. Le centre de ce cercle d’amis. On parle de lui tout le temps sans qu’il soit forcément là. J’ai particulièrement aimé la relation qu’il a avec Clara, ils s’aiment depuis onze ans, mais ne peuvent pas être ensemble et pourtant, elle reste sa confidente, celle avec qui il veut tout partager.

Pour faire bref, je ne peux que vous conseiller de lire ce livre, où Katherine Pancol m’a transportée par ses mots… Ce livre a été pour moi un véritable coup de cœur !

Coup de ♥

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