Contemporains

Les années – Annie Ernaux

Les années

 

Édition : Folio

Nombre de pages : 253

Genre : Contemporain

Résumé :

« Le photo en noir et blanc d’une petite fille en maillot de bain foncé, sur une plage de galets. En fond, des falaises. Elle est assise sur un rocher plat, ses jambes robustes étendues bien droites devant elle, les bras en appui sur le rocher, les yeux fermés, la tête légèrement penchée, souriant, une épaisse natte brune ramenée par-devant, l’autre laissée dans le dos. Tout révèle le désir de poser comme les stars dans Cinémonde ou la publicité d’Ambre solaire, d’échapper à son corps humiliant et sans importance de petite fille. Au dos : août 1949, Sotteville-sur-mer ».

Au travers de photos et de souvenirs laissés par les événements, les mots et les choses, Annie Ernaux nous fait ressentir le passage des années, de l’après-guerre à aujourd’hui. En même temps, elle inscrit l’existence dans une forme nouvelle d’autobiographie, impersonnelle et collective.

Mon avis :

C’est le troisième livre d’Annie Ernaux que je lis pour les cours. J’avais aimé La place, beaucoup L’usage de la photo, mais Les années m’a vraiment plu, je l’ai adoré. Autant dire qu’avec cette auteure c’est un petit peu en dents de scie. C’est encore une autobiographie mais où le « je » n’est pas présent. Annie Ernaux prend du recul dans ce roman et s’inclut dans la société. Elle revoit sa vie et ceux de sa génération de 1946 à 2006. On a des commentaires sur l’évolution de la société française, les changements de mentalité (vis-à-vis des femmes surtout, avec l’avortement, l’autorisation de la pilule, etc.), et la politique. Dans ce roman, j’ai trouvé des références que j’ai lu dans ces deux autres romans. Elle raconte sa vie mais on peut constater que c’est surtout le témoignage d’une femme de cette partie d’histoire. Elle observe son époque, une époque que je n’ai pas pu connaître moi-même, et j’ai troucé cela vraiment bien. On a une observation de la Ve République, les événements de mai 68, le développement de la société de consommation, les guerres, l’augmentation des banlieues et de la « racaille ». Elle ne donne pas son point de vue sur ces événements et reste objective. J’ai beaucoup aimé cet aspect historique, et c’est vrai qu’on découvre beaucoup de choses intéressantes et le fait que cela en soit un témoignage rend la chose encore plus captivante. Bref, j’ai adoré ce roman et je le recommande.

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